Videodrome : « Je préfère voir ça à la télévision que dans la rue »
À Toronto, Max Renn est le directeur d’une chaîne de télévision qui diffuse des vidéos pornographiques ou extrêmement violentes, parfois les deux à la fois. Lorsqu’il est invité dans une émission pour en discuter, il se voit interrogé sur sa potentielle contribution à un climat social placé sous le signe de la violence et du malaise sexuel. Mais aux yeux de Max, sa chaîne est un exutoire aux fantasmes et aux frustrations de ses téléspectateurs, et comme il le résumera dans une scène ultérieure : « Je préfère voir ça à la télévision que dans la rue ». Alors qu’il est en quête de vidéos de plus en plus explicites pour maintenir son audience, il découvre l’émission Videodrome, vraisemblablement diffusée depuis la Malaisie, qui semble montrer des scènes de torture réelles. Peu de temps après l’avoir visionnée, il est pris d’hallucinations plus étranges les unes que les autres : il voit notamment un pistolet se greffer à la chair de sa main, il glisse sa tête dans l’écran d’une télévision s