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Halloween 2 : Michael Myers is back !

Il fait nuit noire et John Carpenter est ivre devant sa machine à écrire quand il décide d’intégrer un élément crucial au scénario d’Halloween 2. Après la sortie du premier épisode en 1978, qui a marqué à tout jamais l’histoire du slasher et introduit le personnage de Michael Myers au grand public, il obtient carte blanche pour l’écriture d’une suite qu’il n’a absolument aucune envie de faire. Pour lui et sa co-scénariste Debra Hill, Halloween était un film qui se suffisait à lui-même – simple mais efficace, sans violence explicite mais plein de tension, servi par une bande originale devenue culte et une Jamie Lee Curtis impeccable dans son rôle de final girl.

Vampires : Ça va saigner

Comme toujours chez John Carpenter, il suffit d'une poignée de minutes pour planter le décor. Les étendues arides du Nouveau-Mexique, une bande de cowboys armés jusqu'aux dents accompagnés d'un prêtre flippé et, au bout de leur attirail, des vermines assassines à dézinguer. Un avant-goût si limpide qu'il nous renverrait presque aux westerns matriciels de Budd Boetticher et Raoul Walsh. Oui, mais voilà, Vampires est une œuvre du maître de l'horreur. Autrement dit, un tableau d'apocalypse aux tonalités sanglantes et à la violence primale. Aux antipodes des fresques romantiques de Neil Jordan (Entretien avec un vampire) et Francis Ford Coppola (Dracula), Carpenter prend le mythe vampirique au col pour le purger de tout lyrisme. Ici, le prince de la nuit n'est qu'une bête sauvage et ceux qui le traquent le sont tout autant. Ça va saigner.

Videodrome : « Je préfère voir ça à la télévision que dans la rue »

À Toronto, Max Renn est le directeur d’une chaîne de télévision qui diffuse des vidéos pornographiques ou extrêmement violentes, parfois les deux à la fois. Lorsqu’il est invité dans une émission pour en discuter, il se voit interrogé sur sa potentielle contribution à un climat social placé sous le signe de la violence et du malaise sexuel. Mais aux yeux de Max, sa chaîne est un exutoire aux fantasmes et aux frustrations de ses téléspectateurs, et comme il le résumera dans une scène ultérieure : « Je préfère voir ça à la télévision que dans la rue ». Alors qu’il est en quête de vidéos de plus en plus explicites pour maintenir son audience, il découvre l’émission Videodrome, vraisemblablement diffusée depuis la Malaisie, qui semble montrer des scènes de torture réelles. Peu de temps après l’avoir visionnée, il est pris d’hallucinations plus étranges les unes que les autres : il voit notamment un pistolet se greffer à la chair de sa main, il glisse sa tête dans l’écran d’une télévision s

Le Cauchemar de Dracula : Duel (presque) au soleil

Quelque part entre le western et le film de cape et d’épée, la poursuite finale du Cauchemar de Dracula convoque l’action au cœur de l’épouvante. À l’instar du roman de Bram Stoker, le film de Terence Fisher s’achève par une traque culminant au château du vampire. Ici, le Comte Dracula (Christopher Lee) est sur le point d’enterrer Mina (Melissa Stribling) pour en faire sa compagne. Mais il est interrompu par l’arrivée du professeur Van Helsing (Peter Cushing) et d’Arthur Holmwood (Michael Gough). Le vampire regagne sa demeure, laissant sa victime à moitié ensevelie. Pendant qu’Arthur accourt vers son épouse, Van Helsing talonne Dracula, cherchant à concrétiser le défi qu’il lança au public quarante minutes plus tôt : « Il faut le trouver et le détruire ».

Robocop 2 : Comment passer après le succès surprise de Paul Verhoeven ?

Le robot flic est de retour dans un Detroit à feu et à sang. Au bout de son flingue, des junkies secoués de la carafe, et, en haut de l'échelle de la « fripouterie », des industriels encore plus assassins. On ne dirait pas, vu la paresse apparente du pitch, mais à l'instar de sa plus terrifiante scène – un Robocop disséqué dont les membres arrachés se meuvent au sol –, cette suite est tout à fait chaotique.