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Teenage Apocalypse Trilogy : survivre à l’adolescence selon Gregg Araki

Los Angeles, années quatre-vingt-dix. Dans cette jungle urbaine, l’adolescence n’a rien d’une innocente parenthèse, entre premiers baisers et bal de promo. C’est une zone de turbulence, un terrain miné où sévissent, en vrac, des prêcheurs fous, des nazis attardés et des reptiliens armés de pistolets laser. Trois décennies plus tard, que reste-t-il de la Teenage Apocalypse Trilogy de Gregg Araki ? Un pur shoot de 90s, un concentré d’adolescence rageuse, bruyante, queer, dopée aux hormones et à la mélancolie. Le teen movie exhibe ici son versant punk, celui d’un coming-of-age qui débouche dans une voie de garage, où le passage à l’âge adulte prend des airs de fin du monde. Retour sur la trilogie de Gregg Araki, ou comment survivre à l’adolescence. À condition, bien sûr, qu’on y survive.

Zodiac Killer Project : Ceci n’est pas un documentaire sur le tueur du Zodiaque

Le 1er août 1969, la rédaction du San Francisco Chronicle est particulièrement affairée. Elle vient de recevoir une lettre énigmatique qui comprend un cryptogramme, une signature ressemblant à une croix celtique et une confession criblée de fautes d’orthographe, sur laquelle on peut notamment lire : « Cher rédacteur en chef, je suis la personne qui a tué deux adolescents au lac Hermann à Noël, et une fille près d’un terrain de golf à Vallejo le 4 juillet. » Cette note manuscrite fut la première d’une longue série de lettres signées par le tueur du Zodiaque, à qui l’on attribue au moins cinq meurtres de manière certaine (bien que ce dernier ait revendiqué un total de 37 victimes), et dont l’identité reste toujours un mystère.

La Revanche des humanoïdes : rencontre avec Jean Barbaud

Au premier abord, le nom de Jean Barbaud ne vous dit peut-être pas grand-chose. Pour les plus jeunes d’entre vous, il ne vous dit même sûrement rien. Pourtant, il est l’homme qui a conçu certains des personnages les plus célèbres de l’histoire du dessin animé français. Si vous avez vu un seul épisode d’Il était une fois la vie, alors, vous le connaissez mieux que vous ne le pensez. Il en va de même pour Il était une fois l’homme et Il était une fois l’espace. Ces séries, créées par Albert Barillé, ont bénéficié du talent de Jean Barbaud, sans doute plus proche de Gaston Lagaffe que de Walt Disney. Alors, à l’occasion de la sortie de La Revanche des humanoïdes, nous sommes allés poser quelques questions au dessinateur…

Avatar : De feu et de cendres - L’Adieu aux armes

Joie et félicité ! Cette fois, les fans du cinéma de James Cameron n’ont pas eu à attendre 12 ou 13 ans pour voir un nouveau film du cinéaste, mais seulement trois ! Et Avatar : De feu et de cendres fait directement suite à Avatar : La voie de l’eau, tant et si bien qu’il vaut mieux avoir les enjeux du précédent film bien en tête avant de plonger dans celui-ci. Cela sous-entend que, si vous faites partie de ceux qui « n’en ont rien à foutre de ces grands êtres bleus », vous savez déjà que vous pouvez passer votre chemin ! Mais si vous vous êtes investi émotionnellement dans cet univers et ces protagonistes, alors ce troisième opus devrait résonner en vous. Premier avis à chaud.

Mel Brooks : Une audience avec le roi

Discrètement, le prolifique pape de la comédie US Judd Apatow multiplie les projets de documentaires autour de gloires de l’industrie, toujours pour HBO. Après avoir exploré la carrière de son mentor, Garry Shandling (The Zen Diaries of Garry Shandling, dispo en VOD), Apatow s’est attaché à retranscrire en docusérie les faits d’armes singuliers de George Carlin, comique aux multiples identités et pionnier du stand-up américain (George Carlin’s American Dream, réussite spectaculaire, mais inédite en France). Aujourd’hui, il s’attaque à une autre figure mythique de la comédie américaine…

Terminator 2 : métal hurlant

Il n’est pas interdit de penser que Terminator 2 : Le Jugement dernier est le chef-d’œuvre ultime de James Cameron. Épique, brutal et visionnaire, une mère-soldat y protège son enfant-messie, deux robots venus du futur s’y affrontent jusqu’à la destruction, alors qu’une famille dysfonctionnelle d’un genre nouveau tente de sauver l’humanité. Trente-cinq années ont passé, et pourtant, impossible d’oublier ses climax déments, son cyborg de mercure et ses grands sentiments. Ce blockbuster sidérant offre-t-il encore, plus de trois décennies après sa sortie, la vision d’une future apocalypse ?

Jackie Brown, sommet de l’œuvre de Tarantino ?

Quand Quentin Tarantino s’attelle à Jackie Brown, il est plus qu’attendu au tournant. Son premier film, Reservoir Dogs, très malin et particulièrement dans l’air du temps l’avait placé parmi les jeunes espoirs les plus prometteurs du cinéma américain. Le suivant, Pulp Fiction, le propulse au firmament : couronné d’une Palme d’Or au Festival de Cannes 1994, c’est un succès immense autant qu’un classique instantané. Consacré en son temps film indépendant le plus rentable de l’histoire (le premier à générer plus de 200 millions de dollars de recettes), il rapporte en salles vingt-cinq fois son coût de 8,5 millions de dollars. Roger Ebert (l’un des critiques les plus célèbres des États-Unis, dont la rubrique est alors imprimée dans deux cents journaux) le désigne comme le film le plus influent de la décennie.

Trent Reznor, Atticus Ross et David Fincher : une collaboration en mode majeur

Depuis leur première collaboration au film The Social Network, Trent Reznor (fondateur et leader du groupe Nine Inch Nails) et son acolyte Atticus Ross se sont intégrés au style Fincher au point d’en devenir indissociables. L’approche révolutionnaire des deux musiciens a donné naissance à des bandes-son atmosphériques, dont les incomparables textures tissent un contrepoint émotionnel idéal aux images de David Fincher.