Happy Meal : le diner culte de The Big Lebowski
Le tempo si singulier de The Big Lebowski fait l’effet d’un déjeuner tardif de lendemain de cuite. Et cela tombe bien, car la bouffe n’est en rien étrangère au classique des frères Coen.
Le tempo si singulier de The Big Lebowski fait l’effet d’un déjeuner tardif de lendemain de cuite. Et cela tombe bien, car la bouffe n’est en rien étrangère au classique des frères Coen.
Les spécialités culinaires texanes sont légion, mais peu de chances qu'on les retrouve dans Massacre à la tronçonneuse, alias The Texas Chainsaw Massacre. Et pourtant, le chef-d’œuvre horrifique de Tobe Hooper n'est pas dépourvu de sens gastronomique... Et politique.
Le déjeuner à la Alien n’est peut-être pas le plus appétissant, mais il est le plus traumatisant. N’hésitez pas à enfiler vos bavoirs cependant : ça tâche sévère.
Ils sont aussi mythiques que le « Vaya con dios » que Bodhi assène à Johnny Utah, le masque en caoutchouc de Ronald Reagan ou la « méga vague géante » : les deux sandwichs aux boulettes de viande sont le cœur de Point Break, un cœur salé et fondant comme il faut. Focus en six points.
La sonnerie du réveil retentit, brutale comme un crochet du droit...ou comme le son strident qui marque la fin d’un ring. 4 heures du mat’. La chambre exigüe est encore plongée dans l’obscurité. Le working class hero à peine (r)éveillé. Pas de champ du coq dans la banlieue américaine, mais cinq œufs, brutalement cassés face-caméra, glissant au fond d’un verre posé sur le toit du frigo. Les mains douces et fermes qui effectuent ce geste primaire de cuistot seront bientôt légendaires. S’en jamais avoir osé y poser ses lèvres, n’importe quel quidam a en tête ce ptit déj’ des champions.
L’Oncle Buck n’est pas le meilleur John Hughes, ça non. Mais c’est certainement le plus enfantin et apaisé. À l’image du rôle-titre, le bien nommé John Candy, c’est un film généreux, énorme et gourmand. Les pancakes géants du tonton en témoignent.