Ghosts of Mars : Jogging, trampoline et heavy metal
À la fin des années quatre-vingt-dix, la simple annonce d'un nouveau film de Big John provoquait encore un enthousiasme digne de ce nom. Bien que Los Angeles 2013 (1996) ait refroidi à peu près tout le monde, rien ne pouvait encore ébranler la déférence quasi religieuse du public envers le maître. Avec Vampires (1998), Carpenter nous livrait un néo-western aride, généreux en gore et chargé de punchlines sous la ceinture déclamées par un James Woods en très grande forme. Après un petit succès confirmé à l'international, le public attend fébrilement le prochain film de Carpenter. Et là, sous nos yeux ébahis – et sans aucun mode d'emploi – vint Ghosts of Mars. Avec ce film, initialement prévu comme le troisième volet qui aurait conclu une « trilogie Snake Plissken », le studio fait un 180° suite à la douche froide du précédent film et décrète que Kurt Russell n'est plus l'idole des jeunes.