#Quentin Tarantino

Rockyrama

Jackie Brown, sommet de l’œuvre de Tarantino ?

Quand Quentin Tarantino s’attelle à Jackie Brown, il est plus qu’attendu au tournant. Son premier film, Reservoir Dogs, très malin et particulièrement dans l’air du temps l’avait placé parmi les jeunes espoirs les plus prometteurs du cinéma américain. Le suivant, Pulp Fiction, le propulse au firmament : couronné d’une Palme d’Or au Festival de Cannes 1994, c’est un succès immense autant qu’un classique instantané. Consacré en son temps film indépendant le plus rentable de l’histoire (le premier à générer plus de 200 millions de dollars de recettes), il rapporte en salles vingt-cinq fois son coût de 8,5 millions de dollars. Roger Ebert (l’un des critiques les plus célèbres des États-Unis, dont la rubrique est alors imprimée dans deux cents journaux) le désigne comme le film le plus influent de la décennie.

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Once Upon a Time… in Hollywood : Y a-t-il un film pour sauver Hollywood ?

Once Upon a Time… in Hollywood est un film sur le cinéma. Faire ce constat revient à enfoncer une porte ouverte et pourtant, si Quentin Tarantino s’affiche clairement comme le cinéaste le plus cinéphile de sa génération, c’est la première fois de sa carrière qu’il aborde l’objet de sa passion de manière aussi frontale. Laissant libre cours à sa cinéphilie sans pour autant céder à la nostalgie pure, le réalisateur signe une œuvre à la fois libre et définitive qui utilise le langage même du cinéma pour le consacrer. Pour tenter de comprendre et extraire la richesse de son propos, difficile cependant de ne pas spoiler le film… Mais vous l’avez forcément vu, non ?