#Sylvester Stallone

Rockyrama

Du venin dans les veines

De 1985 à 1988, Sylvester Stallone est le roi d’Hollywood. Les triomphes successifs de Rambo II : La Mission et Rocky IV, dont il est le principal maître d’œuvre, lui ouvrent toutes les portes. Il en profite alors pour asseoir son complexe d’infériorité/supériorité et… faire n’importe quoi avec sa carrière, comme en témoignent les régressifs Over the Top et Rambo III. Mais c’est encore Cobra, sorte de version complètement dégénérée de L’Inspecteur Harry, qui synthétise le mieux cette drôle de période que les fans surnomment « les années Brigitte Nielsen ». Et le terme n’est pas forcément affectueux…

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Happy Meal : les raw eggs de Rocky Balboa

La sonnerie du réveil retentit, brutale comme un crochet du droit...ou comme le son strident qui marque la fin d’un ring. 4 heures du mat’. La chambre exigüe est encore plongée dans l’obscurité. Le working class hero à peine (r)éveillé. Pas de champ du coq dans la banlieue américaine, mais cinq œufs, brutalement cassés face-caméra, glissant au fond d’un verre posé sur le toit du frigo. Les mains douces et fermes qui effectuent ce geste primaire de cuistot seront bientôt légendaires. S’en jamais avoir osé y poser ses lèvres, n’importe quel quidam a en tête ce ptit déj’ des champions.

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TANGO & CASH : True Bromance

Imaginez un film d’action dans lequel Sylvester Stallone tente de casser son image de bourrin en mettant des lunettes pour se donner de petits airs d’intello, dans lequel Kurt Russell enfile des bas résille pour échapper à la police et dans lequel Jack Palance fait mumuse avec deux souris de laboratoire en déclamant son texte d’un air péremptoire. Imaginez que ce film d’action passe du polar pur et dur au film de prison, pour terminer sur un climax digne d’un cartoon un peu concon du samedi matin. Vous ne rêvez pas : ce film d’action existe, il s’appelle Tango & Cash, et c’est la quintessence du buddy movie dégénéré de la toute fin des années quatre-vingt. Et vous savez quoi ? C’est aussi pour ça qu’on l’aime !

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Rocky, une histoire de l'Amérique

La saga Rocky n’est pas qu’une série de bons films de boxe. Étalée sur plus de quarante ans, elle raconte aussi une histoire de l’Amérique contemporaine. De ses débuts, au lendemain de la défaite au Viêt Nam, à l’après-11 septembre, en passant par les tensions de la guerre froide pendant les années quatre-vingt, la saga Rocky est un miroir dans lequel l’Amérique peut rétrospectivement contempler l’évolution de son moral. Une Amérique parfois victorieuse, parfois doutant d’elle-même, comme le boxeur au fil des sept épisodes.