Le Cercle rouge : sommet du cinéma « melvillien »
Jean-Pierre Melville est le seul cinéaste français à avoir offert son nom à un style : de la même façon que l’on peut accoler à un film l’épithète « hitchcockien » ou « lynchien », il existe un polar « melvillien ». Le mot apparaît dans la presse française à l’occasion de la sortie de son onzième film Le Samouraï a été défini ainsi par Philippe Labro, un cinéaste qui avait coutume de demander conseil à Melville sur ses propres films : « Est melvillien ce qui se conte dans la nuit, dans le bleu de la nuit, entre hommes de loi et hommes de désordre, à coups de regards et de gestes, de trahisons et d'amitiés données sans paroles, dans un luxe glacé qui n'exclut pas la tendresse, ou dans un anonymat grisâtre qui ne rejette pas la poésie ».