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7 mangas pas très connus qu'il faut pourtant connaitre

La France étant à la seconde place du marché mondial du manga, pléthore de titres sortent chaque mois et comme tout secteur très encombré, la concurrence est rude. Si certains éditeurs (Kurokawa ou Ki-Oon en tête) essaient justement de se concentre
7 mangas pas très connus qu'il faut pourtant connaitre

La France étant à la seconde place du marché mondial du manga, pléthore de titres sortent chaque mois et comme tout secteur très encombré, la concurrence est rude. Si certains éditeurs (Kurokawa ou Ki-Oon en tête) essaient justement de se concentrer sur moins de titres afin de mieux les promouvoir, ce n’est pas toujours payant. Aussi, beaucoup d’éditeurs n’ont pas cette logique, étant parfois persuadés qu’un succès au Japon sera un succès ici.


Revenons sur certains mangas vendus dans l’hexagone aux succès assez confidentiels. Attention, certains titres de cet article ne sont plus édités. Donc à vous d’aller fouiller les bonnes bouquineries pour choper ces petites perles. Attention également: ce classement est totalement subjectif.

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Detroit Metal City (12 bis / plus édité) 


Sôichi aime la musique pop et rêve de devenir une icône du genre. Ayant une fâcheuse tendance schizo par ailleurs, il lui arrive de littéralement péter un plomb et de déblatérer des insanités au micro d’un groupe totalement taré de Death Metal. Dans un morceau, il dira par exemple « Hier j’ai violé ma mère et demain je saignerai mon père ». On n'est pas loin des lyrics thrash d’un Alkpote ou d’un Sidisid sur le projet Ténébreuse Musique. Le manga est savoureux pour qui aime le trente-deuxième degré et les situations pleines de quiproquos. Tout cela en fait un excellent plaisir coupable aussi crétin que savoureux.

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Genshiken (Kurokawa / plus édité) 


Au milieu des années 2000, on parlait beaucoup du phénomène Otaku en France. En 2007, Kurokawa a eu la bonne idée de sortir un manga basé sur ces fans d’animation, de mangas, de maquettes de robots et de jeux vidéos. Genshiken suit la vie d’un club étudiant Japonais nommé « Club de la culture visuelle moderne » et leurs différentes péripéties pour distribuer un manga amateur lors d’une convention, construire correctement des figurines Gundam ou exceller dans la baston sur consoles. L'éditeur, et on saluera particulièrement Fabien Vautrin, ont eu la bonne idée de faire une rubrique « Ota’club » à la fin de chaque tome, détaillant beaucoup de points de la pop culture Nippone. Le fait d’être très (trop ?) ciblé a peut-être influencé le non-succès de ce manga, il n’en reste pas moins une chaude recommandation pour comprendre le pendant asiatique du geek.

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Giga Tokyo Toy Box (Doki Doki)


Le jeu vidéo Japonais moins influent aujourd’hui qu’auparavant restera historiquement capital pour tout ce qu’il a pu apporter. On parle de plus en plus de studios indépendants, et ce manga tape dans le mille en narrant la confrontation entre le studio G3 (petit studio indé) et Solidus Work, (pastiche de Square Enix, donc d’une grosse boîte) et des impératifs différents de deux mondes totalement opposés où l’argent et la créativité s’opposent ou s’embrassent au moindre enjeu. Dix tomes fabuleux pour comprendre l’industrie du jeu vidéo Japonais. Apprendre en s’amusant comme dirait l’autre…

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Gintama (Kana) 


Pilier dans la catégorie humour depuis sa publication en 2003 dans le Weekly Shonen Jump, le magazine de prépublication de référence au Japon, faut-il le rappeler ; Gintama peine à avoir la même hype en France, faute, sans doute, à des références trop Japonaise expliquées par des astérisques en bas de pages dans la VF. Le manga est une pépite absolue de l’humour foutraque Japonais. Entre références aux popstars du soleil levant et à d’autres mangas, films ou séries télévisées. Le titre est génial, si votre érudition de la culture populaire Nippone vous le permet.

Le parti pris de ne pas avoir remplacé les noms de célébrités Japonaises par des stars de chez nous est salutaire mais soyez sûr de vous avant d’en entamer la lecture, au risque d’être déçu ou pire, de ne rien comprendre.

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Mobile Suit Gundam The Origin (Pika)

 

Triste constatation mais en France, en dehors d’Evangelion, (et Vision d’Escaflowne,  âge d’or de Canal merci !) peu de mangas ou d’animés de Mecha ont réussi à obtenir une vraie reconnaissance. M6 a fait l’effort de diffuser Gundam Wing en 2002 mais ça n’a visiblement pas eu de grandes répercussions. Si la licence Gundam vous intrigue, ce manga est tout simplement la référence ultime, parce qu’il narre les aventures de la première série télévisé de 1978, que le dessinateur est le chara-designer de ce même animé et que si vous aimez la SF dans son ensemble, c’est un passage obligatoire ! Que les choses soit claires : « Gundam est le Star Wars Japonais ! » Ni plus, ni moins. La grande force de Gundam The Origin, c’est aussi qu’on sort pas mal du schéma Manichéen classique . Les forces de la fédération terrestre menées par le jeune pilote de Gundam « Amuro Ray » affrontent  celles de Zeon à grands renforts de robots géants et on s’attache en vérité plus au principal antagoniste « Char Aznable » qu’au héros du récit. Et il faut avouer que pour une série faite à la base pour promouvoir des jouets, on est loin du vide abyssal scénaristique des productions US qui suivront dans la décennie 80, type Thundercats ou Masters of the Universe.

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Kamen Rider (ISAN Manga)

 

Autre pivot de la pop culture d’extrême-orient, Kamen Rider est un représentant du genre « Tokusatsu », les films et séries live contenant des effets spéciaux  (voir OTOMO #1). Sortant du cerveau de Shotaro Ishinomori, le manga datant de 1971, tout de même, raconte la lutte entre Takeshi Hongo, jeune étudiant en biochimie, et l’organisation Shoker responsable de sa mutation en cyborg suite à un accident de moto. Deux tomes seulement, qui posent les bases d’une icône super-héroïque Nippone dont des séries sont encore produites et diffusées à la télévision Japonaise chaque année. On regrettera un prix un peu excessif (30 euros le volume) mais l’édition avec sa couverture cartonnée et son format plus grand que la moyenne vaut son pesant de cacahuètes.

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Ludwig B (Asuka / plus édité) 


Inachevé, comportant deux volumes reliés seulement. Ludwig B est la biographie en manga du début de carrière de Beethoven. Son père, avide d’argent, exigeant le meilleur de sa progéniture, la rencontre du compositeur de Bonn avec Mozart. L’histoire est mêlée à celle d’un autre personnage créé de toutes pièces, un aristocrate Autrichien qui se confrontera au musicien à plusieurs reprises. Étant une des dernières œuvres d’Osamu Tezuka, je ne vais pas vous faire un dessin… La narration est incroyable et les pages défilent à toute vitesse laissant forcément un goût amer puisque la suite ne verra jamais le jour. Astro Boy ou Black Jack occultant souvent les autres titres du « papa du manga », n’hésitez pas à lire ces deux petits volumes si l’occasion se présente.


Charles Cochard