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Rockyrama

Ridley Scott avant Alien : naissance d’un réalisateur

Difficile à croire : Alien n’est que le deuxième long-métrage de Ridley Scott. À l’époque où le réalisateur se lance dans le projet, son nom ne compte pas encore, malgré un premier film parfait au succès d’estime : Les Duellistes. Si Ridley Scott s’impose à Hollywood tardivement, il saura mettre à profit toute l’expérience emmagasinée auparavant : une solide formation pluridisciplinaire, une première vie de publicitaire et une collaboration fructueuse avec la BBC.

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JACKASS : Requiem pour un con

Considérée au début des années 2000 comme le mètre étalon de la connerie pure, l’aventure Jackass a attisé le mépris. Pourtant, faire de Knoxville et son gang les champions de l’idiocratie, c’est leur faire trop d’honneur et manquer l’essentiel. Jackass, ce n’est pas que mille et une façons de s’exploser un testicule en vidéo. C’est aussi l’une des dernières productions télévisuelles contre-culturelles à atteindre un succès populaire. En trois saisons, ils ont laissé une trace (de pneu ?) magistrale dans l’histoire de MTV. Petit éloge funèbre à la mémoire de ce show scélérat.

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Outer Wilds : l'Odyssée de l'espace

Quelque part au coeur de l’espace, une créature, vous, emprunte une plateforme menant à un vaisseau semble-t-il fait de matériaux récupérés, recyclés, donnant à la machine une absence de forme définie, stable. Dans quelques minutes, vous allez emprunter cet engin, vous propulser dans l’espace, et entreprendre le plus grand voyage jamais accompli par qui que ce soit. Vous allez plonger au coeur de l’univers et des secrets de l’humanité.

Interviews

Dans l'imaginaire de Chris Foss

Sur l’île de Guernesey se trouvent toutes sortes de vestiges de la Seconde Guerre mondiale. On y croise des fortifications érigées durant l’occupation allemande et autres bunkers que la végétation a fini par envahir – autant de constructions qui ont participé à stimuler la folle imagination de l’illustrateur Chris Foss, né un an après la guerre. Dès ses sept ans, il passait son temps à explorer ces immenses structures, loin de toute supervision – quand il n’était pas trop occupé à lire des bandes dessinées de western. Tous ces éléments sont devenus récurrents dans l’œuvre vertigineuse de Chris Foss, dont les paysages semblent être des décors de westerns transposés dans l’espace, et dont les vaisseaux colossaux inspirent un sentiment d’intimidation.

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Bob Gale, conteur du quotidien fantastique

Dans l’ombre de la légendaire franchise Back to the Future, il y a bien sûr la trajectoire fulgurante de Michael J. Fox, la réalisation d’orfèvre signée Robert Zemeckis, la folie douce de Christopher Lloyd, la production Amblin de Steven Spielberg ou la méchanceté cartoonesque de Thomas F. Wilson, alias Biff Tannen. Moins médiatisé et mis en avant à la sortie du film, il y a pourtant un autre inconnu dans l’équation la plus réussie de voyage dans le temps au cinéma.

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James Gray ou l’incompréhension permanente

Il paraît que le propre des génies est d'être incompris. Cette maxime s'applique à James Gray sans doute plus qu'à tout autre cinéaste contemporain. Auteur de cinq films magistraux, James Gray a acquis le statut d'auteur majuscule aux États-Unis comme en France, pays de la cinéphilie où l'on aime ériger des statues. Pourtant, au-delà de cette réputation hors norme, le parcours de James Gray se définit par une incompréhension permanente entre le cinéaste, mû par une éthique intransigeante, et le reste du monde : conflit dantesque avec ses producteurs, dialogue de sourds avec les studios, échecs publics des films, descente en flèche par la critique, accueil glacial dans les festivals. Aucune de ses oeuvres ne sera jamais bien reçue au premier abord, quitte à être réévaluée parfois des années plus tard. C'est à se demander comment James Gray a pu acquérir une telle aura...

Vidéo Pizza

Boyz N the Hood : le chef-d'oeuvre de John Singleton

Sorti en juillet 1991, Boyz N the Hood tirait la sirène d'alarme à toute l'Amérique. Malheureusement personne ne prêtera attention au fond du film et à son contexte social, quelques mois plus tard éclateront les émeutes de Los Angeles, les plus importantes depuis plusieurs dizaines d'années. Des jours et des jours de guerre civile, de noirs américains qui veulent en découdre avec le pays tout entier, poussant les derniers épiciers de quartier non armés à se munir de quoi se défendre. Mais de quoi parle Boyz N the Hood au juste ?