Blue Velvet : Le bleu suave de David Lynch
Au commencement étaient la voix d’Isabella Rossellini, ou Dorothy Vallens, le regard de Kyle Maclachlan en Jeffrey Beaumont et le bleu suave de David Lynch. Non, Blue Velvet n’est pas un film. C’est tout un univers clos qui se concentre dans une réalisation hors du temps, où les bons sentiments contrecarrent les instincts les plus pervers. Absurde, profond et enclin au malaise, le film plonge ses racines au plus loin des pulsions de la psychologie humaine. L’excès devient la mesure, la démesure la normalité. Nous glissons peu à peu dans une oreille en décomposition, sans la moindre certitude d’en ressortir un jour.