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Miami Vice : le vent dans les palmiers

Dans le paysage hollywoodien de 2006, très riche en films d’action auteuristes ou formalistes (Déjà vu, Hypertension, Les Fils de l’homme, Les Infiltrés, Apocalypto, 300, Casino Royale, Mission impossible 3, Inside Man…), Miami Vice a failli passer inaperçu. Sorti durant l’été, le film le plus cher de Michael Mann fut un semi-échec, public et critique, ayant déçu les fans de la série originelle des années quatre-vingt – dont Mann était l’un des cocréateurs –, ainsi que certains admirateurs des œuvres plus classiques du cinéaste, rétifs à l’abstraction et à l’hypermodernité radicale de celle-ci. Cependant, la réputation du film n’a cessé de grandir au fil des années, à mesure que s’est imposée l’évidence de tenir là une œuvre sidérante, déployant avec majesté son réalisme brut et son lyrisme atmosphérique.

Interviews

Top Gun : Entretien avec Jack Epps Jr., co-scénariste du film

Tout est parti d’un article publié dans le magazine California en mai 1983, pour lequel le journaliste israélien Ehud Yonay s’est rendu à la Navy Fighter Weapons School, plus connue sous le nom de Top Gun. Il y raconte son temps passé avec les pilotes de chasse de l’école qui forme la crème de la crème de l’armée américaine, en s’épanchant sur tout ce qui compose leur quotidien – du « léger arôme de sueur, de cire à chaussures et de kérosène » qui règne dans la salle de briefing, aux instruments de bord d’un F-5 Freedom Fighter. À la lecture de cet article riche en détails et photographies grandioses, les producteurs Jerry Bruckheimer et Don Simpson ont choisi de s’en inspirer pour faire un film. La suite est bien connue : ce film s’appellera Top Gun, constituera le plus gros succès au box-office de l’année 1986 et permettra d’ériger Tom Cruise et Val Kilmer au rang de stars mondiales.

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Le conte d’une cité : La trilogie The Dark Knight ou le 11 septembre selon Christopher Nolan

Né en Angleterre où il a fait ses études et son premier long métrage, Christopher Nolan sera sans doute toujours considéré comme un cinéaste britannique. Le sérieux de ses réalisations et de la personnalité qu’il cultive, peut-être malgré lui, ne fait que nourrir le cliché du flegme british. Une perception partielle du personnage s’il en est, et peu étonnante, tant peu de gens savent que le metteur en scène possède en réalité la double-nationalité. Élevé par un père anglais et une mère américaine, Nolan a même partagé son enfance entre Londres et Chicago. Cependant, ceci n’est pas le conte de deux cités, mais d’une seule. En 2004, quand Christopher Nolan entame le tournage de Batman Begins, son premier blockbuster, il va d’emblée ramener quelque chose d’intime, de son enfance, en choisissant Chicago comme doublure de Gotham City. La ville fictive de Nolan s’inspire de plusieurs métropoles, mais la majeure partie des scènes tournées en extérieur se situent dans la ville où il a grandi,

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TANGO & CASH : True Bromance

Imaginez un film d’action dans lequel Sylvester Stallone tente de casser son image de bourrin en mettant des lunettes pour se donner de petits airs d’intello, dans lequel Kurt Russell enfile des bas résille pour échapper à la police et dans lequel Jack Palance fait mumuse avec deux souris de laboratoire en déclamant son texte d’un air péremptoire. Imaginez que ce film d’action passe du polar pur et dur au film de prison, pour terminer sur un climax digne d’un cartoon un peu concon du samedi matin. Vous ne rêvez pas : ce film d’action existe, il s’appelle Tango & Cash, et c’est la quintessence du buddy movie dégénéré de la toute fin des années quatre-vingt. Et vous savez quoi ? C’est aussi pour ça qu’on l’aime !