Vidéo Pizza Vampires : Ça va saigner
Comme toujours chez John Carpenter, il suffit d'une poignée de minutes pour planter le décor. Les étendues arides du Nouveau-Mexique, une bande de cowboys armés jusqu'aux dents accompagnés d'un prêtre flippé et, au bout de leur attirail, des vermines assassines à dézinguer. Un avant-goût si limpide qu'il nous renverrait presque aux westerns matriciels de Budd Boetticher et Raoul Walsh. Oui, mais voilà, Vampires est une œuvre du maître de l'horreur. Autrement dit, un tableau d'apocalypse aux tonalités sanglantes et à la violence primale. Aux antipodes des fresques romantiques de Neil Jordan (Entretien avec un vampire) et Francis Ford Coppola (Dracula), Carpenter prend le mythe vampirique au col pour le purger de tout lyrisme. Ici, le prince de la nuit n'est qu'une bête sauvage et ceux qui le traquent le sont tout autant. Ça va saigner.