#John Carpenter

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Halloween 2 : Michael Myers is back !

Il fait nuit noire et John Carpenter est ivre devant sa machine à écrire quand il décide d’intégrer un élément crucial au scénario d’Halloween 2. Après la sortie du premier épisode en 1978, qui a marqué à tout jamais l’histoire du slasher et introduit le personnage de Michael Myers au grand public, il obtient carte blanche pour l’écriture d’une suite qu’il n’a absolument aucune envie de faire. Pour lui et sa co-scénariste Debra Hill, Halloween était un film qui se suffisait à lui-même – simple mais efficace, sans violence explicite mais plein de tension, servi par une bande originale devenue culte et une Jamie Lee Curtis impeccable dans son rôle de final girl.

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Vampires : Ça va saigner

Comme toujours chez John Carpenter, il suffit d'une poignée de minutes pour planter le décor. Les étendues arides du Nouveau-Mexique, une bande de cowboys armés jusqu'aux dents accompagnés d'un prêtre flippé et, au bout de leur attirail, des vermines assassines à dézinguer. Un avant-goût si limpide qu'il nous renverrait presque aux westerns matriciels de Budd Boetticher et Raoul Walsh. Oui, mais voilà, Vampires est une œuvre du maître de l'horreur. Autrement dit, un tableau d'apocalypse aux tonalités sanglantes et à la violence primale. Aux antipodes des fresques romantiques de Neil Jordan (Entretien avec un vampire) et Francis Ford Coppola (Dracula), Carpenter prend le mythe vampirique au col pour le purger de tout lyrisme. Ici, le prince de la nuit n'est qu'une bête sauvage et ceux qui le traquent le sont tout autant. Ça va saigner.

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Ghosts of Mars : Jogging, trampoline et heavy metal

À la fin des années quatre-vingt-dix, la simple annonce d'un nouveau film de Big John provoquait encore un enthousiasme digne de ce nom. Bien que Los Angeles 2013 (1996) ait refroidi à peu près tout le monde, rien ne pouvait encore ébranler la déférence quasi religieuse du public envers le maître. Avec Vampires (1998), Carpenter nous livrait un néo-western aride, généreux en gore et chargé de punchlines sous la ceinture déclamées par un James Woods en très grande forme. Après un petit succès confirmé à l'international, le public attend fébrilement le prochain film de Carpenter. Et là, sous nos yeux ébahis – et sans aucun mode d'emploi – vint Ghosts of Mars. Avec ce film, initialement prévu comme le troisième volet qui aurait conclu une « trilogie Snake Plissken », le studio fait un 180° suite à la douche froide du précédent film et décrète que Kurt Russell n'est plus l'idole des jeunes.