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Vincent Price, prince de l’épouvante

« Price offre une interprétation très intéressante et très personnelle de la peur. Il recrée le sentiment d'horreur : celui ressenti par un enfant seul dans la nuit que les parents ont laissé seul à la maison. Il y a une tempête, un monde vaste et terrifiant autour de lui. » Ce sont là les mots que choisissait Roger Corman pour décrire l’un de ses acteurs fétiches... En un demi-siècle de carrière, Vincent Price s’est imposé comme l’un des derniers monstres du cinéma d’horreur.

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Une femme parmi les monstres, l’histoire secrète de Milicent Patrick

Actrice, peintre, animatrice, mannequin, spécialiste des effets spéciaux : la créatrice du « Gill-Man » de L’Étrange Créature du lac noir, est l’une des légendes les mieux cachées d’Hollywood. Milicent Patrick aura pourtant œuvré à l’ombre des puissants de cette phallocratie, qui finira par tenter de l’évincer de l’histoire du cinéma. Il est donc plus que temps de rendre justice à cette femme aussi brillante qu’insaisissable.

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Ridley Scott avant Alien : naissance d’un réalisateur

Difficile à croire : Alien n’est que le deuxième long-métrage de Ridley Scott. À l’époque où le réalisateur se lance dans le projet, son nom ne compte pas encore, malgré un premier film parfait au succès d’estime : Les Duellistes. Si Ridley Scott s’impose à Hollywood tardivement, il saura mettre à profit toute l’expérience emmagasinée auparavant : une solide formation pluridisciplinaire, une première vie de publicitaire et une collaboration fructueuse avec la BBC.

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Bob Gale, conteur du quotidien fantastique

Dans l’ombre de la légendaire franchise Back to the Future, il y a bien sûr la trajectoire fulgurante de Michael J. Fox, la réalisation d’orfèvre signée Robert Zemeckis, la folie douce de Christopher Lloyd, la production Amblin de Steven Spielberg ou la méchanceté cartoonesque de Thomas F. Wilson, alias Biff Tannen. Moins médiatisé et mis en avant à la sortie du film, il y a pourtant un autre inconnu dans l’équation la plus réussie de voyage dans le temps au cinéma.

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James Gray ou l’incompréhension permanente

Il paraît que le propre des génies est d'être incompris. Cette maxime s'applique à James Gray sans doute plus qu'à tout autre cinéaste contemporain. Auteur de cinq films magistraux, James Gray a acquis le statut d'auteur majuscule aux États-Unis comme en France, pays de la cinéphilie où l'on aime ériger des statues. Pourtant, au-delà de cette réputation hors norme, le parcours de James Gray se définit par une incompréhension permanente entre le cinéaste, mû par une éthique intransigeante, et le reste du monde : conflit dantesque avec ses producteurs, dialogue de sourds avec les studios, échecs publics des films, descente en flèche par la critique, accueil glacial dans les festivals. Aucune de ses oeuvres ne sera jamais bien reçue au premier abord, quitte à être réévaluée parfois des années plus tard. C'est à se demander comment James Gray a pu acquérir une telle aura...

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Rick Moranis : Son nom est Personne

Il n’est ni l’acteur le plus beau, ni le plus talentueux, ni le plus connu, ni le plus riche, ni le plus prolifique de sa génération. En fait, Rick Moranis n’est personne, en tout cas pas grand-monde. Aujourd’hui encore plus qu’hier, aucun budget ne se montera sur son nom, et son visage sur une affiche ne suffira en aucun cas à attirer davantage qu’un petit cercle de fanatiques dans les salles. Rick Moranis n’est personne, mais il est quelque chose: un visage. Et derrière les lunettes, trop grosses, les lèvres, proéminentes, et globalement, une vraie tête de nerd mal-aimé, une tristesse, et des souvenirs.