#cinéma

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Bob Gale, conteur du quotidien fantastique

Dans l’ombre de la légendaire franchise Back to the Future, il y a bien sûr la trajectoire fulgurante de Michael J. Fox, la réalisation d’orfèvre signée Robert Zemeckis, la folie douce de Christopher Lloyd, la production Amblin de Steven Spielberg ou la méchanceté cartoonesque de Thomas F. Wilson, alias Biff Tannen. Moins médiatisé et mis en avant à la sortie du film, il y a pourtant un autre inconnu dans l’équation la plus réussie de voyage dans le temps au cinéma.

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James Gray ou l’incompréhension permanente

Il paraît que le propre des génies est d'être incompris. Cette maxime s'applique à James Gray sans doute plus qu'à tout autre cinéaste contemporain. Auteur de cinq films magistraux, James Gray a acquis le statut d'auteur majuscule aux États-Unis comme en France, pays de la cinéphilie où l'on aime ériger des statues. Pourtant, au-delà de cette réputation hors norme, le parcours de James Gray se définit par une incompréhension permanente entre le cinéaste, mû par une éthique intransigeante, et le reste du monde : conflit dantesque avec ses producteurs, dialogue de sourds avec les studios, échecs publics des films, descente en flèche par la critique, accueil glacial dans les festivals. Aucune de ses oeuvres ne sera jamais bien reçue au premier abord, quitte à être réévaluée parfois des années plus tard. C'est à se demander comment James Gray a pu acquérir une telle aura...

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Boyz N the Hood : le chef-d'oeuvre de John Singleton

Sorti en juillet 1991, Boyz N the Hood tirait la sirène d'alarme à toute l'Amérique. Malheureusement personne ne prêtera attention au fond du film et à son contexte social, quelques mois plus tard éclateront les émeutes de Los Angeles, les plus importantes depuis plusieurs dizaines d'années. Des jours et des jours de guerre civile, de noirs américains qui veulent en découdre avec le pays tout entier, poussant les derniers épiciers de quartier non armés à se munir de quoi se défendre. Mais de quoi parle Boyz N the Hood au juste ?

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Blade Runner : Douglas Trumbull, le magicien des effets spéciaux

Fut un temps pas si lointain où les effets spéciaux étaient fabriqués “pour de vrai”. A l’aide d’optiques, de miniatures, de maquettes et… de bidouilles. Douglas Trumbull, maître incontesté en la matière, avec Richard Yuricich et tout leur crew d’EEG (pour Entertainment Effects Group), se sont surpassés pour se conformer au perfectionnisme kubrickien d’un Ridley Scott à qui on ne la fait pas. Blade Runner est ainsi devenu l’ultime maître-étalon de l’ère pré-numérique.

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Rocky, une histoire de l'Amérique

La saga Rocky n’est pas qu’une série de bons films de boxe. Étalée sur plus de quarante ans, elle raconte aussi une histoire de l’Amérique contemporaine. De ses débuts, au lendemain de la défaite au Viêt Nam, à l’après-11 septembre, en passant par les tensions de la guerre froide pendant les années quatre-vingt, la saga Rocky est un miroir dans lequel l’Amérique peut rétrospectivement contempler l’évolution de son moral. Une Amérique parfois victorieuse, parfois doutant d’elle-même, comme le boxeur au fil des sept épisodes.

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Rick Moranis : Son nom est Personne

Il n’est ni l’acteur le plus beau, ni le plus talentueux, ni le plus connu, ni le plus riche, ni le plus prolifique de sa génération. En fait, Rick Moranis n’est personne, en tout cas pas grand-monde. Aujourd’hui encore plus qu’hier, aucun budget ne se montera sur son nom, et son visage sur une affiche ne suffira en aucun cas à attirer davantage qu’un petit cercle de fanatiques dans les salles. Rick Moranis n’est personne, mais il est quelque chose: un visage. Et derrière les lunettes, trop grosses, les lèvres, proéminentes, et globalement, une vraie tête de nerd mal-aimé, une tristesse, et des souvenirs.