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Le conte d’une cité : La trilogie The Dark Knight ou le 11 septembre selon Christopher Nolan

Né en Angleterre où il a fait ses études et son premier long métrage, Christopher Nolan sera sans doute toujours considéré comme un cinéaste britannique. Le sérieux de ses réalisations et de la personnalité qu’il cultive, peut-être malgré lui, ne fait que nourrir le cliché du flegme british. Une perception partielle du personnage s’il en est, et peu étonnante, tant peu de gens savent que le metteur en scène possède en réalité la double-nationalité. Élevé par un père anglais et une mère américaine, Nolan a même partagé son enfance entre Londres et Chicago. Cependant, ceci n’est pas le conte de deux cités, mais d’une seule. En 2004, quand Christopher Nolan entame le tournage de Batman Begins, son premier blockbuster, il va d’emblée ramener quelque chose d’intime, de son enfance, en choisissant Chicago comme doublure de Gotham City. La ville fictive de Nolan s’inspire de plusieurs métropoles, mais la majeure partie des scènes tournées en extérieur se situent dans la ville où il a grandi,

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TANGO & CASH : True Bromance

Imaginez un film d’action dans lequel Sylvester Stallone tente de casser son image de bourrin en mettant des lunettes pour se donner de petits airs d’intello, dans lequel Kurt Russell enfile des bas résille pour échapper à la police et dans lequel Jack Palance fait mumuse avec deux souris de laboratoire en déclamant son texte d’un air péremptoire. Imaginez que ce film d’action passe du polar pur et dur au film de prison, pour terminer sur un climax digne d’un cartoon un peu concon du samedi matin. Vous ne rêvez pas : ce film d’action existe, il s’appelle Tango & Cash, et c’est la quintessence du buddy movie dégénéré de la toute fin des années quatre-vingt. Et vous savez quoi ? C’est aussi pour ça qu’on l’aime !

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Le Cercle rouge : sommet du cinéma « melvillien »

Jean-Pierre Melville est le seul cinéaste français à avoir offert son nom à un style : de la même façon que l’on peut accoler à un film l’épithète « hitchcockien » ou « lynchien », il existe un polar « melvillien ». Le mot apparaît dans la presse française à l’occasion de la sortie de son onzième film Le Samouraï a été défini ainsi par Philippe Labro, un cinéaste qui avait coutume de demander conseil à Melville sur ses propres films : « Est melvillien ce qui se conte dans la nuit, dans le bleu de la nuit, entre hommes de loi et hommes de désordre, à coups de regards et de gestes, de trahisons et d'amitiés données sans paroles, dans un luxe glacé qui n'exclut pas la tendresse, ou dans un anonymat grisâtre qui ne rejette pas la poésie ».

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Millennium Actress, la dernière séance

En 1997, Satoshi Kon éclabousse de son talent le cinéma avec son premier film d’animation, Perfect Blue. Le deuxième opus du réalisateur, Millennium Actress, est un long métrage qui fait partie de ces œuvres «importantes». Il ne faut pas avoir peur des mots. C’est une proposition artistique qui n’est pas motivée par le seul plaisir du public, mais aussi (parce que les portes que Satoshi Kon ouvre et ferme forcent le spectateur à l’exigence), par le besoin de s’emparer de l’histoire du Japon. Et ceci pour mieux pénétrer cette histoire insensée d’amour fou, qui prend des chemins alambiqués et s’échappe sur plusieurs niveaux de fictions et de réalités.

Interviews

Conversation avec Jean-Pierre Dionnet, l'humanoïde passionné

Il est impossible de mesurer l’influence de Jean-Pierre Dionnet sur la culture. Qu’il s’agisse des arts graphiques ou du cinéma, les visions de celui qui se qualifie volontiers comme un « passeur » ont bouleversé l’imaginaire des artistes, des lecteurs et des spectateurs du monde entier. Célébré pour être à l’origine de la révolution Métal Hurlant, il est aussi l’un de ceux qui ont pavé la route de nombreux cinéphiles vers des horizons nouveaux. Et maintenant que la rédaction de ses mémoires est terminée, il a accepté de discuter un peu avec nous...

Interviews

L’HYMNE À LA JOIE : Entretien avec John McTiernan

John McTiernan est peut-être le réalisateur de films d’action le plus influent de ces trente dernières années, mais c’est aussi un véritable intellectuel. Féru d’histoire, doté d’une énorme culture générale et très sensible à la musicalité du cinéma, il a révolutionné le cinéma d’action en lui apportant un nouveau langage visuel d’une sophistication totalement inédite en son temps. Même si Piège de cristal n’est finalement que son troisième long métrage, c’est aussi et surtout le film qui va définir sa future carrière, en même temps qu’il donne le « la » pour le cinéma hollywoodien à venir.

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Une femme parmi les monstres, l’histoire secrète de Milicent Patrick

Actrice, peintre, animatrice, mannequin, spécialiste des effets spéciaux : la créatrice du « Gill-Man » de L’Étrange Créature du lac noir, est l’une des légendes les mieux cachées d’Hollywood. Milicent Patrick aura pourtant œuvré à l’ombre des puissants de cette phallocratie, qui finira par tenter de l’évincer de l’histoire du cinéma. Il est donc plus que temps de rendre justice à cette femme aussi brillante qu’insaisissable.

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Ridley Scott avant Alien : naissance d’un réalisateur

Difficile à croire : Alien n’est que le deuxième long-métrage de Ridley Scott. À l’époque où le réalisateur se lance dans le projet, son nom ne compte pas encore, malgré un premier film parfait au succès d’estime : Les Duellistes. Si Ridley Scott s’impose à Hollywood tardivement, il saura mettre à profit toute l’expérience emmagasinée auparavant : une solide formation pluridisciplinaire, une première vie de publicitaire et une collaboration fructueuse avec la BBC.

Interviews

Dans l'imaginaire de Chris Foss

Sur l’île de Guernesey se trouvent toutes sortes de vestiges de la Seconde Guerre mondiale. On y croise des fortifications érigées durant l’occupation allemande et autres bunkers que la végétation a fini par envahir – autant de constructions qui ont participé à stimuler la folle imagination de l’illustrateur Chris Foss, né un an après la guerre. Dès ses sept ans, il passait son temps à explorer ces immenses structures, loin de toute supervision – quand il n’était pas trop occupé à lire des bandes dessinées de western. Tous ces éléments sont devenus récurrents dans l’œuvre vertigineuse de Chris Foss, dont les paysages semblent être des décors de westerns transposés dans l’espace, et dont les vaisseaux colossaux inspirent un sentiment d’intimidation.