#pop culture

Otomo

Les Rallizes Dénudés : Noir psyché

Les Rallizes Dénudés est un groupe à part, culte, acteur d’un underground japonais radical, dont l’histoire s’est perdue dans les méandres de l’exégèse hagiographique de ses fans. Ces derniers ont construit, à travers le monde, une véritable mythologie autour de la formation tokyoïte, bien aidés par le chanteur et guitariste Takashi Mizutani. Décédé en 2019, celui-ci a longtemps cultivé une forme de sobriété biographique et médiatique, donnant au groupe des allures de formation fantôme dont la musique s’est propagée comme une onde pirate, telle la Sadako de la VHS de Ring, circulant sur des CD-R, des MP3 et des bootlegs au son parfois inaudible, aussi bien sur cassette que sur CD ou vinyle.

Interviews

Dans le vidéoclub de Mehdi Maïzi

On le connaît pour ses podcasts, ses émissions radio, sa présence sur les réseaux sociaux, sa connaissance atomique du rap et du foot. Mais on le connaît moins pour sa gourmandise à l’égard du cinéma. Et pourtant, Mehdi Maïzi distille sans prétention, au fil de ses interventions, des remarques pertinentes et bien senties sur le cinéma d’aujourd’hui et d’hier. Admirateur et inconditionnel de Robert De Niro, il nous semblait évident de l’inviter dans ce numéro afin de découvrir, avec lui, son vidéoclub idéal. Record.

Interviews

L’amour au temps de la pop culture : entretien avec Agnès Giard

« Si on aime quelqu’un, peu importe que cette personne soit réelle ou pas », affirme Hitofusa Nekonasu au lendemain de son mariage. Yakumo Reno, la jeune épouse, n’est autre qu’un personnage du jeu de smartphone Eki-Memo. Boyfriends téléchargeables, amoureuses pixelisées, poupées ou hologrammes : au Japon, certains revendiquent le droit à des formes inédites d’amour. Ces nouveaux amoureux se lancent à corps perdu dans des relations à sens unique, à distance. Et quelle distance, puisque les bien-aimés se trouvent littéralement dans un autre plan de la réalité – celui de la fiction. Anthropologue et journaliste, Agnès Giard explore depuis des années les imaginaires érotiques et amoureux du Japon. Son travail révèle combien l’amour est une question à la fois universelle et profondément culturelle. Ses codes, ses interdits, ses formes diffèrent, mais la quête de lien demeure. Aime-t-on autrement au Japon ?

Rockyrama

Watchmen par Damon Lindelof : le retour aux sources

L'importance de Watchmen au sein de la pop culture n'est plus à démontrer. La bande dessinée de Dave Gibbons et d’Alan Moore y trône comme un monolithe auquel il est difficile de se confronter. Avec sa mini-série, Damon Lindelof s'ajoute à la liste des artistes qui ont tenté d'adapter ou d'étendre l'univers mis en place par Gibbons et Moore, tout en étant à la hauteur de l'œuvre originelle. A-t-il réussi là où tous les autres avaient, à des degrés divers, échoué ? Verdict.