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Rockyrama

1975-1976 : la révolution Saturday Night Live

Entre coup de bluff, hausse de budget et expérimentations comiques, le lancement de Saturday Night Live, à l’automne 1975 sur NBC, n’a pas été de tout repos. Il doit beaucoup à la ténacité d’un producteur irascible et bienveillant, Lorne Michaels, et à une troupe de – très – jeunes auteurs et comédiens qui symbolisaient un humour souvent politique, toujours à contre-courant, et résolument anticonformiste, même dans les rangs de la chaîne. Une révolution dans le paysage audiovisuel, et l’éveil d’une nouvelle génération de téléspectateurs qui ira ensuite plébisciter ses stars au cinéma, de Chevy Chase à John Belushi.

Rockyrama

Miami Vice : le vent dans les palmiers

Dans le paysage hollywoodien de 2006, très riche en films d’action auteuristes ou formalistes (Déjà vu, Hypertension, Les Fils de l’homme, Les Infiltrés, Apocalypto, 300, Casino Royale, Mission impossible 3, Inside Man…), Miami Vice a failli passer inaperçu. Sorti durant l’été, le film le plus cher de Michael Mann fut un semi-échec, public et critique, ayant déçu les fans de la série originelle des années quatre-vingt – dont Mann était l’un des cocréateurs –, ainsi que certains admirateurs des œuvres plus classiques du cinéaste, rétifs à l’abstraction et à l’hypermodernité radicale de celle-ci. Cependant, la réputation du film n’a cessé de grandir au fil des années, à mesure que s’est imposée l’évidence de tenir là une œuvre sidérante, déployant avec majesté son réalisme brut et son lyrisme atmosphérique.

Interviews

Evil Dead Rise : rencontre avec le réalisateur Lee Cronin

Révélé en 2019 avec The Only Child : L’Enfant unique (The Hole in The Ground en V.O.), le cinéaste irlandais Lee Cronin plonge dans le grand bain hollywoodien avec Evil Dead Rise, nouvelle itération de la célèbre franchise horrifique amorcée en 1981 par Sam Raimi, Rob Tapert et Bruce Campbell. Sorti en avril dernier, Evil Dead Rise compte parmi les longs-métrages les plus rentables de 2023 (146 millions de dollars de recettes pour un budget de 19 millions) et confirme la popularité des « Deadites » auprès du public. De passage au NIFFF (Neuchâtel International Fantastic Film Festival), Lee Cronin est revenu sur la genèse et la production de ce cinquième opus qui sort ce 19 août sur support physique…

Rockyrama

Watchmen par Damon Lindelof : le retour aux sources

L'importance de Watchmen au sein de la pop culture n'est plus à démontrer. La bande dessinée de Dave Gibbons et d’Alan Moore y trône comme un monolithe auquel il est difficile de se confronter. Avec sa mini-série, Damon Lindelof s'ajoute à la liste des artistes qui ont tenté d'adapter ou d'étendre l'univers mis en place par Gibbons et Moore, tout en étant à la hauteur de l'œuvre originelle. A-t-il réussi là où tous les autres avaient, à des degrés divers, échoué ? Verdict.

Otomo

House, la maison d'Obayashi

On doit ce film aussi bien aux Dents de la mer de Steven Spielberg qu’à l’imagination débordante d’une jeune fille qui se peigne les cheveux devant son miroir. Au milieu des années soixante-dix, Nobuhiko Obayashi est un réalisateur de publicité en vogue qui parcourt le monde pour réaliser des pubs avec Charles Bronson, Sophia Loren, Catherine Deneuve, Ringo Starr ou Kirk Douglas. Il travaille à Rome, dans les studios de la Cinecittà, ou à Hollywood, et tourne des clips pour la pop star Momoe Yamaguchi, tout en menant une double vie de cinéaste expérimental. Absolument rien ne le prédestine à réaliser House. Un film culte à tous points vue : un succès commercial improbable, novateur, absurde et psychédélique, donc fou, qui convoque toutes les obsessions d’un cinéaste, Obayashi, premier metteur en scène issu du monde de la publicité à réaliser un film pour l’un des plus grands studios de cinéma japonais, Toho.

Otomo

Tetsuo : Tokusatsu-punk !

Au début des années 2000, la revue Invitation fait sa première Une avec une photo dépliante qui, selon le magazine, représente le cinéma japonais contemporain : des acteurs et des actrices, des idoles et des cinéastes qui incarnent le septième art nippon, et posent façon Salut les copains. On remarque deux choses, l’absence de Takeshi Kitano, et la présence, à la marge, dans un coin à gauche, sur le volet intérieur, des deux enfants terribles du cinéma japonais, Takeshi Miike et Shinya Tsukamoto.

Interviews

Entretien avec Phil Tippett, réalisateur de Mad God

Puisqu’il est, à nos yeux, rigoureusement impossible de résumer Mad God, commençons par présenter le créateur de ce film. Car Phil Tippett est une légende, rien de moins. Membre séminal du studio Industrial Light & Magic, ce génie a animé image par image les tauntauns de L’Empire contre-attaque et le terrible Vermithrax du Dragon du lac de feu. Il a également imaginé (en partie sous l’emprise de LSD) le bestiaire chamarré du palais de Jabba le Hutt dans Le Retour du Jedi et contribué à la résurrection des dinosaures de Jurassic Park.