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The Fabelmans : la matrice Spielberg

Steven Spielberg, l’un des réalisateurs les plus aimés et célébrés au monde, a couvert en 36 films, méthodiquement et avec un succès sans précédent, quasiment tous les genres. Une constante : l’art de raconter des histoires, de créer un prisme d’émotions, pourvu qu’il y ait – comme chez ses maîtres – de l’ampleur et du souffle. Si on le sait sentimental et surtout humaniste, Steven Spielberg a pourtant été relativement discret sur sa vie personnelle. Aujourd’hui, à 76 ans, il ouvre sa boîte de pandore intime, mettant en scène les secrets de son enfance et de son adolescence, de ses traumas à sa passion sans limites pour le cinéma.

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Akira Kurosawa et L’Empire contre-attaque : des saisons en enfer

Toute la franchise Star Wars repose sur un double mouvement : l’ascension et la chute brutale. L’Empire contre-attaque ne déroge pas à cette règle et suit le déclin des protagonistes principaux, arrivés tellement hauts à la fin d’Un nouvel espoir qu’ils ne pouvaient plus que sombrer. En ça, le film est un écho direct de toute l’œuvre d’Akira Kurosawa. À la manière de plusieurs films du réalisateur japonais, le second opus de la saga de science-fiction va proposer au spectateur un long périple au travers de saisons en enfer.

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Videodrome : « Je préfère voir ça à la télévision que dans la rue »

À Toronto, Max Renn est le directeur d’une chaîne de télévision qui diffuse des vidéos pornographiques ou extrêmement violentes, parfois les deux à la fois. Lorsqu’il est invité dans une émission pour en discuter, il se voit interrogé sur sa potentielle contribution à un climat social placé sous le signe de la violence et du malaise sexuel. Mais aux yeux de Max, sa chaîne est un exutoire aux fantasmes et aux frustrations de ses téléspectateurs, et comme il le résumera dans une scène ultérieure : « Je préfère voir ça à la télévision que dans la rue ». Alors qu’il est en quête de vidéos de plus en plus explicites pour maintenir son audience, il découvre l’émission Videodrome, vraisemblablement diffusée depuis la Malaisie, qui semble montrer des scènes de torture réelles. Peu de temps après l’avoir visionnée, il est pris d’hallucinations plus étranges les unes que les autres : il voit notamment un pistolet se greffer à la chair de sa main, il glisse sa tête dans l’écran d’une télévision s

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Le Jeu de la mort : Hai Tien contre le gardien du cinquième étage

Le combat fictif le plus cool du siècle, du moins en 1972 – et que le monde ne verra qu’en 1978 – oppose deux géants que tout oppose, sinon deux ou trois trucs incroyables qu’ils ont en commun : le charisme et le style. À ma gauche, le petit dragon, 1m72, star internationale incontestée du cinéma d’arts martiaux. À ma droite, Kareem-Abdul Jabbar, 2m19, star naissante de la NBA, mais aussi ami et élève de Bruce Lee. D’emblée, nous devons l’admettre, Le Jeu de la mort n’est pas vraiment un bon film et il n’entrera jamais dans le top 3 de la filmographie de Lee (allez-y, battez-vous?!). Pourtant, quoique le film soit une insulte au projet d’origine initié par Lee (avant qu’il ne le mette en pause pour rejoindre le tournage d’Opération Dragon et qu’il ne décède en 1973), malgré un montage hasardeux et bien qu’il soit réalisé de bric et de broc à l’aide de sosies risibles, ce long-métrage offre à l’histoire du cinéma l’un des ses combats les plus iconiques.