Troy McClure, l'éternel figurant d'une série majeure
« Bonjour, je suis Troy McClure. » Comme bien des personnages secondaires des Simpson, Troy McClure a tout du running gag absurde et irrésistible. Mais pas seulement.
« Bonjour, je suis Troy McClure. » Comme bien des personnages secondaires des Simpson, Troy McClure a tout du running gag absurde et irrésistible. Mais pas seulement.
Steven Spielberg, l’un des réalisateurs les plus aimés et célébrés au monde, a couvert en 36 films, méthodiquement et avec un succès sans précédent, quasiment tous les genres. Une constante : l’art de raconter des histoires, de créer un prisme d’émotions, pourvu qu’il y ait – comme chez ses maîtres – de l’ampleur et du souffle. Si on le sait sentimental et surtout humaniste, Steven Spielberg a pourtant été relativement discret sur sa vie personnelle. Aujourd’hui, à 76 ans, il ouvre sa boîte de pandore intime, mettant en scène les secrets de son enfance et de son adolescence, de ses traumas à sa passion sans limites pour le cinéma.
Que feriez-vous si vous étiez immortel ? C’est la question que s’est posée Danny Rubin, le scénariste d’Un jour sans fin, après avoir lu le roman Entretien avec un vampire d’Anne Rice.
Toute la franchise Star Wars repose sur un double mouvement : l’ascension et la chute brutale. L’Empire contre-attaque ne déroge pas à cette règle et suit le déclin des protagonistes principaux, arrivés tellement hauts à la fin d’Un nouvel espoir qu’ils ne pouvaient plus que sombrer. En ça, le film est un écho direct de toute l’œuvre d’Akira Kurosawa. À la manière de plusieurs films du réalisateur japonais, le second opus de la saga de science-fiction va proposer au spectateur un long périple au travers de saisons en enfer.
À Toronto, Max Renn est le directeur d’une chaîne de télévision qui diffuse des vidéos pornographiques ou extrêmement violentes, parfois les deux à la fois. Lorsqu’il est invité dans une émission pour en discuter, il se voit interrogé sur sa potentielle contribution à un climat social placé sous le signe de la violence et du malaise sexuel. Mais aux yeux de Max, sa chaîne est un exutoire aux fantasmes et aux frustrations de ses téléspectateurs, et comme il le résumera dans une scène ultérieure : « Je préfère voir ça à la télévision que dans la rue ». Alors qu’il est en quête de vidéos de plus en plus explicites pour maintenir son audience, il découvre l’émission Videodrome, vraisemblablement diffusée depuis la Malaisie, qui semble montrer des scènes de torture réelles. Peu de temps après l’avoir visionnée, il est pris d’hallucinations plus étranges les unes que les autres : il voit notamment un pistolet se greffer à la chair de sa main, il glisse sa tête dans l’écran d’une télévision s
En élaborant à travers Incassable, Split et Glass, une trilogie à la fois officialisée et « méta », M. Night Shyamalan a-t-il livré à son public la clé de voûte thématique de toute sa carrière ?
Dernier éclat horrifique en date de Sam Raimi sur grand écran, Jusqu’en enfer est l’une des œuvres les plus organiques du surdoué du Michigan. Dans le monde morbide du cinéaste, le mal ne vous envahit pas : il vous lèche, vous gobe et vous bouffe. Et bon appétit bien sûr.
Les films de vidéo-club ne sont pas (que) des divertissements qui tâchent. Choisis avec ingéniosité, ils peuvent tout aussi bien claquer la face de celles et ceux qui vous accompagnent. Et dans cette catégorie des séances-chocs, le cinquième long-métrage de Kathryn Bigelow se pose là.
Le combat fictif le plus cool du siècle, du moins en 1972 – et que le monde ne verra qu’en 1978 – oppose deux géants que tout oppose, sinon deux ou trois trucs incroyables qu’ils ont en commun : le charisme et le style. À ma gauche, le petit dragon, 1m72, star internationale incontestée du cinéma d’arts martiaux. À ma droite, Kareem-Abdul Jabbar, 2m19, star naissante de la NBA, mais aussi ami et élève de Bruce Lee. D’emblée, nous devons l’admettre, Le Jeu de la mort n’est pas vraiment un bon film et il n’entrera jamais dans le top 3 de la filmographie de Lee (allez-y, battez-vous?!). Pourtant, quoique le film soit une insulte au projet d’origine initié par Lee (avant qu’il ne le mette en pause pour rejoindre le tournage d’Opération Dragon et qu’il ne décède en 1973), malgré un montage hasardeux et bien qu’il soit réalisé de bric et de broc à l’aide de sosies risibles, ce long-métrage offre à l’histoire du cinéma l’un des ses combats les plus iconiques.
Dans Cry-Baby, sa version déjantée d’un Roméo et Juliette rock’n’roll made in Baltimore, John Waters revisite bien plus qu’un genre. Il explore ses fantasmes d’adolescent, sa passion pour le style et l’underground et continue, sous des dehors pastel, à marteler sa devise : « Weirdos rule. »
En 1969, au Château Marmont, un modeste employé de bureau sans envergure, Albert S. Ruddy fait la rencontre de l'acteur Bernard Fein. Ensemble, ils parviennent avec succès à pitcher la sitcom Hogan's Heroes à CBS (Papa Schultz). Mais Ruddy s'éloigne rapidement de la série, désire plus, pense pouvoir faire mieux. Il convainc Robert Evans, responsable de la production chez Paramount Pictures, de l'engager comme producteur. Ici débute une bien plus grande histoire encore.
Tel un escalier projeté vers l’avenir, l’année 2019 fut celle des chants du cygne. Nostalgie, mythes déchus, visions crépusculaires en pagaille. C’est entendu : à l’aube de 2020, on brûle le cinéma, et on recommence. Trois films constituent cet adieu : The Irishman, Once upon a time… in Hollywood et Traîné sur le bitume.