Teenage Apocalypse Trilogy : survivre à l’adolescence selon Gregg Araki
Los Angeles, années quatre-vingt-dix. Dans cette jungle urbaine, l’adolescence n’a rien d’une innocente parenthèse, entre premiers baisers et bal de promo. C’est une zone de turbulence, un terrain miné où sévissent, en vrac, des prêcheurs fous, des nazis attardés et des reptiliens armés de pistolets laser. Trois décennies plus tard, que reste-t-il de la Teenage Apocalypse Trilogy de Gregg Araki ? Un pur shoot de 90s, un concentré d’adolescence rageuse, bruyante, queer, dopée aux hormones et à la mélancolie. Le teen movie exhibe ici son versant punk, celui d’un coming-of-age qui débouche dans une voie de garage, où le passage à l’âge adulte prend des airs de fin du monde. Retour sur la trilogie de Gregg Araki, ou comment survivre à l’adolescence. À condition, bien sûr, qu’on y survive.