POP POSTER : L'affiche de Scanners
C'est une image-choc, comme un crash de voiture. Elle vous sidère, vous révulse et vous fascine. L'affiche de Scanners synthétise notre rapport au cinéma de David Cronenberg.
C'est une image-choc, comme un crash de voiture. Elle vous sidère, vous révulse et vous fascine. L'affiche de Scanners synthétise notre rapport au cinéma de David Cronenberg.
En 1997, elle revenait sur le devant de la scène avec Jackie Brown de Quentin Tarantino. Un film hommage, presque une déclaration d’amour à celle qui fut la reine incontestée du cinéma bis et de la blaxploitation. Pam Grier, icône noire, icône féministe, fait une entrée fracassante dans le cinéma d’exploitation et n’en ressortira pas sans avoir botté quelques paires de fesses et bousculé bien des stéréotypes.
Si le générique de Footloose vous fait penser à une pub pour baskets des années quatre-vingt, c'est tout à fait normal. Mais le message qu'il véhicule nous touche un peu plus que les slogans Nike.
Un « truel » entre trois Amériques, trois hommes et trois gueules : John Wayne, James Stewart et Lee Marvin. C’est à peu de chose près ce que nous propose l’avant-dernier western de l’immense John Ford qui, dans ce film-testament mélancolique, ausculte la métamorphose d’une nation en pleine crise de maturité. C’est peut-être parce que ce film est un adieu – l’adieu à un genre, le western, devenu pays imaginaire de Ford – que le cinéaste réalise ce long-métrage en noir et blanc, au grand dam de la Paramount qui veut à tout prix que le film soit en couleur, comme la télévision. Hollywood craint que le petit écran ne lui vole la vedette. Mais Ford résiste et propose même un objet cinématographique différent et minimaliste. Pas de couleurs donc, mais pas non plus de grands espaces. Les spectateurs et les spectatrices ne doivent pas se perdre dans le superflu, mais dans le propos méditatif que nous offre le film. En l’espèce, une réflexion sur l’Amérique, ni plus ni moins.
De ses couleurs à sa typographie, le générique d’ouverture de Once Upon a Time in Hollywood est un digest pop et multidétaillé du cinéma de Quentin Tarantino. Culte.
Lorsque Quentin Tarantino co-écrit le scénario de True Romance avec Roger Avary, il choisit de s'inspirer directement de ce qu'il connaît. Le personnage principal, Clarence (Christian Slater), tient presque plus de l'autobiographie que de la fiction : il travaille dans un magasin de comics (en lieu et place d'une boutique de location de VHS), se rend régulièrement au cinéma, et s'épanche souvent sur ses obsessions (à savoir les arts martiaux et Elvis Presley) auprès de qui veut l'entendre. Le personnage joué par Brad Pitt, un stoner constamment vissé sur son canapé avec un bong à portée de main, est un amalgame de tous les colocataires avec qui Tarantino a dû cohabiter quand il était trop fauché pour se prendre un appartement seul.
Dans la serre tropicale où se terre le vieux général Sternwood, une longue silhouette se faufile le long des orchidées. Le détective privé Philip Marlowe (Humphrey Bogart) est convoqué par le patriarche infirme pour mettre un terme au scandale qui secoue sa famille. Père de deux créatures aussi charmantes que délurées, le général fait l’objet d’un chantage sordide au sujet de sa cadette, Carmen. Mais Marlowe se laisse vite troubler par l’impitoyable Vivian (Lauren Bacall), la plus âgée des filles Sternwood. Bientôt, son enquête le mène jusqu’au cadavre du maître chanteur, qui disparaît ensuite mystérieusement. Vivian et Carmen sont plus suspectes que jamais…
Nous sommes en 1997, deux années après le carton surprise de Seven, et cinq après le fiasco, tout du moins en coulisses, du troisième volet de la saga Alien. David Fincher, jeune réalisateur en vogue venu de la publicité, a bien failli jeter l’éponge et laisser derrière lui toute velléité de cinéaste. Après Seven, il est désormais libre de commencer, enfin, une carrière. Pour la toute première fois, avec The Game, il est attendu, scruté.
Le déjeuner à la Alien n’est peut-être pas le plus appétissant, mais il est le plus traumatisant. N’hésitez pas à enfiler vos bavoirs cependant : ça tâche sévère.
Ils sont aussi mythiques que le « Vaya con dios » que Bodhi assène à Johnny Utah, le masque en caoutchouc de Ronald Reagan ou la « méga vague géante » : les deux sandwichs aux boulettes de viande sont le cœur de Point Break, un cœur salé et fondant comme il faut. Focus en six points.
Il s’agit probablement de la scène la plus célèbre (mais aussi la plus moquée) de Matrix Reloaded, celle qui en 2003 a définitivement séparé le public en deux groupes : les admiratifs, qui allaient nourrir les rangs d’exégètes sur Internet ; et les déçus, dont la colère a fait trembler les pontes de la Warner. Cela tombe bien, cette notion de séparation (mais aussi l’exégèse et la colère) est précisément au cœur de cette séquence assez unique dans l’histoire du blockbuster.
Dans la famille Coppola, je demande un nom grandement oublié des cérémonies et des éloges. Celui de Talia Shire, petite sœur de Francis Ford Coppola et mère des frères Schwartzman, Jason et Robert (chanteur du groupe Rooney), tante de Nicolas Cage et Sofia Coppola.