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Rockyrama

Halloween : Male Panic

Lorsque Michael Myers surgit sur les écrans dans Halloween à l’automne 1978, l’Amérique ne dort que d’un œil. Dans les journaux, à la télévision ou à la radio, de nouvelles affaires criminelles font leur apparition et horrifient la population. On a alors encore des difficultés à cerner le phénomène. Un terme commence à émerger, popularisé par Robert Ressler, un agent du FBI qui s’intéresse à une nouvelle technique : le profilage. Avec son collègue John Douglas (qui deviendra le héros de la série Mindhunter de David Fincher), ils mènent de nombreux entretiens avec des prisonniers accusés d’avoir perpétré une quantité incommensurable de meurtres. Ceci afin de comprendre le schéma, la logique, le fonctionnement et la personnalité de ceux qui les commettent.

Interviews

Leviticus ou le scream queer : entretien avec Adrian Chiarella

Dans Leviticus, deux adolescents gays sont traqués par une entité capable de prendre l’apparence de la personne qu’ils désirent le plus : l’un l’autre. Une idée aussi simple que redoutable et qui résume l’ambition du premier long-métrage d’Adrian Chiarella : utiliser les codes du cinéma d’horreur pour dénoncer l’homophobie, les thérapies de conversion et la peur qui façonne nos vies, nos désirs et nos identités. En entretien, le réalisateur australien revient pour nous sur la genèse de son film ainsi que sur la place du cinéma queer au sein du genre horrifique. En salles le 7 octobre 2026.

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Sofia Coppola : derrière les murs

Des silhouettes éthérées des adolescentes de Virgin Suicides aux désordres tokyoïtes de Lost in Translation, de l’étourdissement sucré de Marie-Antoinette au trouble venimeux des Proies, si l’on ne présente plus le cinéma de Sofia Coppola, c’est qu’elle est à n’en pas douter l’une des réalisatrices les plus emblématiques de sa génération. En 2020, elle reviendra sur le devant de la scène avec son nouveau film, On the Rocks. L’occasion tant attendue de se pencher, et même de plonger, dans le cinéma poétique et intime de Sofia Coppola.

Interviews

Her Private Hell ou le retour hallucinogène : Entretien avec Nicolas Winding Refn

Présenté hors compétition à Cannes en mai 2026, Her Private Hell est une expérience à part entière. Après près de dix ans d’absence au cinéma, le réalisateur danois revient avec un voyage cauchemardesque et cryptique, où se côtoient imaginaire fantastique et horrifique, esthétique publicitaire et sensualité des corps. Son meilleur film pour certains, un trip incompréhensible pour d’autres, le nouveau long-métrage de Nicolas Winding Refn – dont le scénario parfois nébuleux compte moins que la mise en scène rutilante – n’aura pas fait l’unanimité.

Interviews

Ailerons délirants : entretien avec Morito Inoue

En 2026, la sélection asiatique du Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) fit la part belle aux étranges créatures du cinéma japonais. Jovial trentenaire signataire de nombreux court-métrages tokusatsu primés, Morihito « Morito » Inoue se fait un nom au sein des compétitions internationales avec sa comédie horrifique Hotspring Sharkattack/Onsen Shark (2024). Avec ce premier long-métrage financé via crowdfunding, le jeune cinéaste lâchait une armada de requins dans les sources d’eau chaude d’Atami. Succès oblige, il enchaîna Hotspring Sharkattack 2 : Great Kyushu Showdown (2026), qui multiplies gags et les variétés de squales. Rencontre avec l’une des jeunes pousses les plus prometteuse du tokusatsu.

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Teenage Apocalypse Trilogy : survivre à l’adolescence selon Gregg Araki

Los Angeles, années quatre-vingt-dix. Dans cette jungle urbaine, l’adolescence n’a rien d’une innocente parenthèse, entre premiers baisers et bal de promo. C’est une zone de turbulence, un terrain miné où sévissent, en vrac, des prêcheurs fous, des nazis attardés et des reptiliens armés de pistolets laser. Trois décennies plus tard, que reste-t-il de la Teenage Apocalypse Trilogy de Gregg Araki ? Un pur shoot de 90s, un concentré d’adolescence rageuse, bruyante, queer, dopée aux hormones et à la mélancolie. Le teen movie exhibe ici son versant punk, celui d’un coming-of-age qui débouche dans une voie de garage, où le passage à l’âge adulte prend des airs de fin du monde. Retour sur la trilogie de Gregg Araki, ou comment survivre à l’adolescence. À condition, bien sûr, qu’on y survive.

Interviews

Dans le vidéoclub de Mehdi Maïzi

On le connaît pour ses podcasts, ses émissions radio, sa présence sur les réseaux sociaux, sa connaissance atomique du rap et du foot. Mais on le connaît moins pour sa gourmandise à l’égard du cinéma. Et pourtant, Mehdi Maïzi distille sans prétention, au fil de ses interventions, des remarques pertinentes et bien senties sur le cinéma d’aujourd’hui et d’hier. Admirateur et inconditionnel de Robert De Niro, il nous semblait évident de l’inviter dans ce numéro afin de découvrir, avec lui, son vidéoclub idéal. Record.

Vidéo Pizza

Halloween 2 : Michael Myers is back !

Il fait nuit noire et John Carpenter est ivre devant sa machine à écrire quand il décide d’intégrer un élément crucial au scénario d’Halloween 2. Après la sortie du premier épisode en 1978, qui a marqué à tout jamais l’histoire du slasher et introduit le personnage de Michael Myers au grand public, il obtient carte blanche pour l’écriture d’une suite qu’il n’a absolument aucune envie de faire. Pour lui et sa co-scénariste Debra Hill, Halloween était un film qui se suffisait à lui-même – simple mais efficace, sans violence explicite mais plein de tension, servi par une bande originale devenue culte et une Jamie Lee Curtis impeccable dans son rôle de final girl.